Présentation de l’étude

Présentation

Ce site présente les résultats de l’inventaire réalisé sur les réseaux autonomes et les bornes fontaines Regideso en RDC par le Gret, l’Adir et SeeSaw entre septembre 2013 et juin 2014. Cette plateforme vise trois objectifs :

  • publier des informations générales sur les réseaux autonomes en RDC ;
  • publier les données collectées pendant l’étude et les principaux résultats de cette étude pour les acteurs du secteur ; et
  • informer d’éventuels investisseurs et/ou bailleurs sur le potentiel des réseaux autonomes en RDC par leur identification et l’éclairage de leurs besoins d’investissement.

Pourquoi une étude sur les réseaux autonomes ?

La RDC émerge d’une période difficile liée à l’affaiblissement de l’État, à des guerres civiles et une guerre internationale. Le développement des infrastructures est ainsi le plus grand défi de la RDC de demain. Plus de la moitié des infrastructures toutes confondues doivent être réhabilitées (AICD, 2010) dans un territoire très vaste, peu dense, et des localités dispersées et enclavées. Durant cette période une série de réseaux d’eau ont été construits dans une relative informalité de manière ad hoc par une diversité d’acteurs de développement. Ces systèmes et les mécanismes qui sous-tendent leur mise en place et leur durabilité n’ont jamais été inventoriés ou évalués de manière indépendante.

Le pays vit également un processus d’urbanisation accélérée (sa population urbaine a doublé dans les dernières dix années) et certaines de ses petites localités de plus de 5 000 habitants sont des précurseurs d’urbanisation et seront amenées à grandir dans les années à venir. L’importance stratégique de ces bourgs ruraux, à l’interface entre le monde rural et le monde urbain, le développement ad hoc de leurs réseaux d’eau les rendent particulièrement intéressants à étudier pour envisager l’amélioration des services d’eau dans le pays.

Méthodologie

Après une phase d’analyse du contexte et de définition d’outils de collecte d’information trente-cinq enquêteurs ont sillonné le pays à partir du mois de décembre 2013 équipés de smartphones leur permettant de compiler des informations (réponse à des questionnaires, photos, coordonnées GPS) et de les transmettre quasiment en temps réel.

Les outils conçus et mis en place pour la collecte de l’information l’ont été suivant ces principes :

  • une création itérative des outils et procédures ;
  • une grande place accordée à la pratique des outils pour enquêteurs et superviseurs ;
  • conserver une place pour le papier (carnet de l’enquêteur, livre de dépenses, impressions de backup etc.) ;
  • encourager la communication par la voix via flotte interne entre enquêteurs et superviseurs ;
  • sanctuariser le smartphone comme outil de questionnaires ;
  • multiplier les backups de données ; et
  • multiplier les contrôles de données.

Le travail s’est poursuivi par la réalisation d’enquêtes approfondies sur un échantillon de sites afin de mieux comprendre comment les services sont gérés dans divers contextes pour des cas typiques ou pour des cas extrêmes.

Pour télécharger le cahier et ses annexes concernant la méthodologie suivie pour réaliser l’étude, et ses apprentissages, veuillez cliquer sur les liens suivants: Cahier méthodologique & Annexe sur les questionnaires et suivi enquêteurs; Annexe sur la formation, Annexe sur les enquêtes approfondies

Clause de non-responsabilité

Si l’inventaire à visé l’exhaustivité, pour des raisons de sécurité certains sites n’ont pas pu être visités en particulier dans le Katanga. A l’intérieur d’un même site certains équipements trop éloignés n’ont pas été visités, c’est le cas par exemple des captages de sources des réseaux gravitaires, parfois difficiles d’accès.

La plupart des données chiffrées sont déclaratives, elles ont fait l’objet de contrôles de cohérence réalisés par l’équipe d’analyse, elles sont néanmoins à prendre avec précaution (entre autres les données démographiques, le dernier recensement du pays ayant été effectué en 1984).

Ce sont les données démographiques, l’analyse des coûts passés et les entretiens avec des spécialistes des infrastructures d’eau dans le pays qui ont permis de calculer les montants d’investissement nécessaires pour augmenter l’accès à l’eau dans les villes secondaires de la RDC. Ces montants sont donc à prendre en ordre de grandeur, des études de faisabilité complètes étant nécessaires pour aboutir à des montants d’investissement plus précis site par site.

Finalement, le contenu de ce site n’engage que ses auteurs et aucunement le commanditaire de l’étude, le Programme Eau et Assainissement de la Banque Mondiale.