Investir en RDC

Des besoins immenses

Avec un taux d’accès à l’eau probablement inférieur aux 47 % au niveau national calculé par le Joint Monitoring Programme la RDC fait figure de pays en retard. L’accès à l’eau en milieu urbain toujours selon le JMP a même diminué depuis 1990. Les besoins sont donc immenses. Ils sont par ailleurs importants dans ces centres péri ou pré-urbains dont la croissance est une caractéristique des dernières années. L’importance et la croissance de ces centres a été reconnue par le gouvernement central qui en 2013 a validé la création de 500 nouvelles communes – des entités territoriales décentralisées de l’urbain.

Non seulement les besoins concernent la réalisation de nouveaux réseaux dans une partie de ces agglomérations mais il est nécessaire également de réhabiliter certains réseaux existants plus anciens ou encore d’en entendre d’autres.

Réhabiliter et étendre les réseaux dont les gestionnaires ont estimé que cela était important coûterait un peu plus de 130 millions de dollars et pourrait toucher 10 millions de personnes. Réaliser de nouveaux réseaux pour les agglomérations non couvertes (qui n’ont par là même pas été visitées par les équipes de l’étude) coûterait presque 300 millions de dollars et permettait d’améliorer l’accès à l’eau pour 9 millions de personnes.

Un cadre en voie de stabilisation

Le cadre réglementaire est largement obsolète, les institutions en charge du secteur nombreuses et fragmentées. Cela étant un effort de réforme est en cours et un nouveau Code de l’eau devrait émerger clarifiant le rôle et les responsabilités des uns et des autres.

Par ailleurs un processus de décentralisation est en cours dont de prochaines élections locales permettent d’espérer l’approfondissement.

Finalement et malgré tout le pays se stabilise progressivement et la mise en place d’approches de développement plus que d’aide humanitaire devient une possibilité y compris dans l’est.

Quelques initiatives prometteuses

 Des initiatives prometteuses se mettent en place dans diverses parties du pays. Il s’agit notamment de l’apparition de ce qui pourrait se nommer une gestion professionnelle associative. Les structures de gestion se formalisent avec une division entre un rôle politique de type « maîtrise d’ouvrage » et un rôle technique chargé de l’opération quotidienne des équipements. Ces structures rémunèrent du personnel, condition sine qua non pour l’émergence de métiers de l’eau. Dans certains cas elles font appel à des tierces parties pour un appui et un suivi externes. C’est le cas par exemple des Asurep de la grande banlieue de Kinshasa ou de quelques grands réseaux des Kivu comme celui de Kirumba dans le Nord Kivu.

Pour télécharger le cahier et ses annexes concernant le plan d’investissement réalisé à la suite de l’étude, veuillez cliquer sur le lien suivant: Cahier sur l’investissement

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